Un peu d’histoire…La directive 89/391/CEE du 12 juin 1989 est le socle de la réglementation concernant la mise en œuvre des mesures visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé au travail. La transposition de cette directive en droit Français introduit l’évaluation des risques professionnels dans le code du travail, le 31 Décembre 1991. C’est en 2001 que le décret 2001-1016 du 5 novembre met en application la loi 91-1414 qui impose aux chefs d’entreprises d’effectuer « L’évaluation des risques professionnels » (EvRP) qui consiste à identifier les risques liés aux activités professionnelles pour les éradiquer ou les atténuer. Cette évaluation ainsi que les dispositions prises pour supprimer ou atténuer les risques doivent être consignées dans un document appelé « Document Unique ». Le plan santé au travail 2005-2009 avait pour objectifs :
Le plan santé au travail 2010-2014 vient prendre le relai, et déclare deux objectifs majeurs pour les prochaines années :
Les objectifsParmi les actions concrètes attendues par ce plan, on peut noter que le Document Unique d’évaluation des risques professionnels doit être mis en place dans toutes les entreprises, afin de témoigner de la démarche de prévention des risques professionnels. L’objectif consistant à se rapprocher le plus possible de 100% de mise en place de ce document dans les entreprises doit être suivi. Quelques chiffresDes progrès indéniables ont été accomplis en matière de santé et de sécurité au travail au cours des 10 dernières années. Pour autant, nous ne devons pas relâcher notre effort car certains chiffres ne sont pas acceptables :
Source Ministère du travail : « Dossier de Presse sur le Plan Santé au Travail 2010-2014 - 15/01/2010 » Responsabilité du chef d’entrepriseIl faut noter que le chef d’entreprise est responsable civilement des dommages subis par les salariés pendant l’exécution de leur travail. Un accident du travail, une maladie professionnelle, sont de nature à engager la faute inexcusable, sauf si le chef d’entreprise prouve qu'il a pris toutes les précautions nécessaires pour les éviter, ou qu’il ne pouvait avoir conscience du danger auquel était exposé son personnel, ou que l'origine est due à une cause étrangère. Par ailleurs, le fait de ne pas transcrire ou de ne pas mettre à jour le Document Unique d’évaluation des risques, dans les conditions prévues par le Code du Travail, expose le chef d’entreprise à une amende de 1 500 Euros. Et toute récidive entraine une amende de 3 000 Euros. De plus, l’employeur peut être condamné pour le délit d’entrave si le Document Unique n’est pas mis à disposition des représentants du personnel, soit par une amende de 3 750 Euros. La faute inexcusable de l’employeur est établie automatiquement par l’absence ou l’insuffisance du Document Unique. Notons aussi que depuis le 17 décembre 2008, le chef d’entreprise doit mettre à disposition des salariés le Document Unique d’évaluation des risques. Sur le lieu de travail, une affiche doit indiquer où ce document peut être consulté, et l’article R. 4121-4 du Code du Travail, modifié par le décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008, précise qu’un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs au Document Unique doit être affiché à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail. Dans les entreprises ou établissements dotés d’un règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au règlement intérieur. Qu’est-ce que l’évaluation des risques ?L’évaluation des risques consiste à appréhender les dangers pour la sécurité des travailleurs dans tous les aspects liés à l’activité de l’entreprise. Il s’agit donc d’un travail d’analyse des modalités d’exposition des salariés aux dangers ,qui peuvent être encourus pendant leur activité professionnelle. Ces dangers peuvent être générés par un équipement, une substance, une méthode de travail, des facteurs de risques. Mesures et principes générauxL’évaluation des risques professionnels s’appuie sur les mesures et les principes généraux de prévention.
Le Document UniqueL’ensemble de ces mesures doit être transcrit dans le Document Unique, qui doit répondre à trois exigences :
Le support est laissé au libre choix de l’employeur : le Document Unique peut être écrit ou numérique. Dans tous les cas, il doit être suffisamment transparent et fiable pour traduire l’authenticité de l’évaluation. |
